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DE LA VILLE DE PARIS.
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[i 563]
vi" m livres, vi solz; au maçon qui a scellé lesd, quatre grandes portes etharses avecq lesd, deux portes estant joignant, et faict plusieurs reparations et ma-çonneryes ausd, pontz, six vingtz dix sept livres, huict solz, quatre deniers, qui est en tout treize cens quatre vingtz scize livres, quatorze solz, quatre deniers ; et tant s'en fault que de lad. somme aulcune chose en ayt esté employé pour la Ville'ou affaires d'icelle, que au contraire il en a esté employé deux cens quatre vingtz tant de livres, oultre lad. somme de unze cens livres; partant, attendu que la vente desd, vins n'a esté faicte à leur requeste, instance ne
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poursuicle, comme aperra par le procès verbal dud. commissaire, aussy, que long temps après lad. vente led. sr mareschal de Brissac, Lieutenant General pour le Roy, et Messieurs de la Court ont ordonné lesd, deniers estre employez à la reparation desd', pontz de S1 Cloud et Charenton, en quoy le Roy est tenu, et non lad. Ville, suppliant lesd. Prevost et Eschevins estre absoulz dc la requeste et conclusions dud. Alaine, sauf à luy àpoursuirson remboursement sur les deniers qui sont destinez et affectez pour les reparations desd, pontz et bastimens du Roy.
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CCCCLXXXII. — Requeste touchant les Consulz.
24 octobre 1563. (H 1784, fol. 222 r°; H 1785, fol. 119 v°.)
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Au Roy.
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moings en premiere instance, en ce qui concernera leur train et trafficq de marchandise; à ceste cause, Sire, vous supplient tres humblement quc, les favorisant aultant que l'une desd, villes de Lyon, Thoulouse et Rouen, il vous plaise de vostre bénigne grace leur octroyer pareille permission d'avoir place commune, officiers de leurs corps, jurisdition et privileges telz que les aultres villes susd., ct en ce faisant, usant de telle libéralité envers voz humbles subjeetz, augmenterez infiniment le train et trafficq de marchandise en vostred. Ville, la rendrez trop plus cellébré que jamais, et obligerez de plus en plus lesd, supplians à continuer de prier Dieu pour la noble prosperité et santé de Vostre Majesté W. «
Lad. requeste a esté presentée au Roy par messieurs les Prevost des Marchans et Eschevins de lad. Ville, à la requeste et assistez de bon nombre des marchans d'icelle, le jeudi xxie jour dud. present mois d'Octobre; et le landemain, estant rapportée aux affaires, fut trouvée de justice civille et bien •raisonnable.
Le dimanche xxiiii0 jour desd, mois et an, led. chevallier du guet a encores faict reveue de ses gens en la presence desd, s™ Prevost et Eschevins.
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« Sire, les marchans de vostre bonne ville de Paris vous remonstrent en toute humilité que, tout ainsy que vostre royaulme est admirable sur tous les aultres royaulmes, et vostre ville de Paris la plus renommée ville qui soit au monde, aussy voz humbles subjeetz, les habitans d'icelle se sont tousjours renduz affectionnez au service de Vostre Majesté et vostre chose publicque, à la conservation et proffict de laquelle ilz se sont tousjours estudiez, usans au surplus de telle fidélité et légalité en leur traflïc de marchandise que tous aultres marchans viennent ordinairement achepter de leurs mains; et combien que la faveur de leur ville et leur bonne affection meritast aussy bien que les villes de Lyon, Thou-louze et Rouen, aussy que l'augmentation d'icelle, vous apartienne plus que à nul aultre, pour estre la ville cappitalle de vostre royaulme, et qu'il y ayt plus grande occasion qu'en aultre ville de ce royaulme pour estre en plus grande multitude, et demourans les marchans plus loing les ungs des aultres que non ceulx desd, villes de Lyon, de Thoulouse et de Rouen, pour avoir ung lieu certain et publicq, auquel ilz puissent journellement s'assembler et avoir juges certains et de leurs corps pour les juger, à tout le
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O Cette requête des marchands de Paris, relative à l'établissement d'une juridiction consulaire, n'est point connue; au moins M. Deniere, dans son histoire de li juridiction consulaire à Paris, n'en fait aucune mention et ouvre la série de ses pièces justificatives par l'édit de novembre 1563, portant institution d'un juge et de quatre Consuls des marchands pour connaitre de toutes les causes commerciales qui jusqu'alors se jugeaient au Châtelet; nous signalerons également à l'attention les remontrances que le Parlement adressa au Roi, le 3i décembre suivant, sur cet édit, remontrances dont le texte se trouve reproduit in extenso dans le registre du Conseil. (Archives nationales, Parlement de Paris, X1' 1607, -°1- a°3 r°0
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lMPIlIUEniE NATION A LR.
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